L'histoire de Semences PRIDE

LE <<KING>> DU MONDE DES SEMENCES

L’histoire débute dans les années 1930 lorsqu’une station de nettoyage de semences a été aménagée dans une maison en bois rond de la ferme familiale de Napoléon et Gérard King à Pain Court en Ontario. L’usine fonctionnait sous le nom de N. and G. King Seed Co.

En 1938, Napoléon King s’est rendu dans le Midwest américain (Wisconsin et Indiana) pour examiner la croissance des hybrides de maïs. Il y a conclu une entente pour produire des hybrides à quatre voies connus sous les noms suivants : Illinois 366, Iowa 931, de même qu’Ohio, une variété hâtive. Cette année-là, il a cultivé quinze acres de ces hybrides de maïs.

Par la suite, il a vendu des semences à maturité tardive, principalement à ses voisins.
« À entre huit et dix dollars le boisseau, les producteurs agricoles croyaient que c’était pas mal cher. Toutefois, le maïs était très impressionnant et tout le monde venait le voir, » de mentionner King plus tard.* 


Nap King (right) is seen here with Phil Caron, his early partner.

 

Nap King (à droite) est vu ici avec Phil Caron, un début partenaire dans l’entreprise.


Sa collaboration avec une ferme expérimentale de Harrow mène éventuellement King à concevoir l’hybride K 300. Il s’agissait de la première variété à être homologuée au Canada.

À compter de 1939, le maïs hybride était semé par les producteurs agricoles du comté de Kent. Nap King était une figure de proue de l’industrie au moment où le premier champ de semences était récolté.

En 1941, le Windsor Daily Star publiait un article indiquant : « Une usine de séchage pour maïs montée localement à Kent reflète de nouveaux principes — construite à Pain Court par un jeune concessionnaire. D’une capacité de 3 000 boisseaux, elle requiert sept employés. Napoléon King trouve qu’elle génère d’autres activités. »

Selon cet article, la nouvelle usine « s’avérerait le salut du producteur de maïs ». Elle traiterait la semence provenant de 300 acres sous contrat avec les producteurs. L’article ajoutait aussi que : « les contrats pour la saison 1941 seraient probablement négociés au boisseau plutôt qu’à l’acre. »*

Durant cette même période, aux États-Unis, en 1944, la compagnie PRIDE introduisait un nouvel hybride (PRIDE D66) générant ainsi un nouvel intérêt envers la compagnie et son expansion. 

En 1950, la compagnie King achetait le portefeuille de semences d’American PRIDE, avec son impressionnant système de testage en parcelles, afin de déterminer les lignées les mieux adaptées pour le Canada.

En 1961, Paul, le fils de Napoléon rallie les rangs de l’entreprise familiale et devient vice-président de la division du maïs de Semences PRIDE. Il a joué un rôle important dans la croissance du plus grand programme de recherche privée au Canada. En tant qu’ambassadeur auprès des marchés pour la compagnie, il a voyagé en Europe, en Amérique du Sud et sur la Côte du Pacifique en octroyant des licences de vente sur les produits King, tout en établissant d’importants contacts.** 

En 1965, Northrup King obtient une franchise de la division canadienne de PRIDE, ainsi que pour douze états du nord-est. Il s’agissait d’un renouvellement d’une entente signée en 1950. 

En 1970, la compagnie prend la décision d’amorcer un programme de recherche. L’année suivante, un moulin à maïs est construit à Chatham.

En 1976, une nouvelle propriété est achetée en face des installations de Pain Court pour loger la division des services à la ferme. Un élévateur de 850 000 boisseaux fut construit sur cette propriété.

En 1978, les premiers hybrides de maïs du programme de sélection King sont homologués au Canada. Deux ans plus tard, King Grain Limitada est mise sur pied au Chili pour héberger des serres d’hiver. Cette installation servira aussi de centre de multiplication des semences du programme de recherche de la compagnie.

En 1983, King Grain U.S.A. fut lancé et le Michigan fut ajouté à l’entente avec PRIDE/NK. La marque de commerce PRIDE fut transférée à King Grain pour le Canada au cours de cette même année. L’année suivante, les premières variétés du programme de soya King furent homologuées (KG 20 et KG 30).

En 1988, après 54 ans en activité comme entreprise familiale, Kingroup Inc. fut vendue à la société pharmaceutique française ELF Sanofi.

Le réseau de détaillants de Semences PRIDE du Québec a été mis en place en 1989. L’année suivante, le plant de traitement du maïs U.C.O., situé sur la Route 2 à la sortie de Chatham a été acheté.

Toutefois, PRIDE était présente au Québec depuis les années ‘50. La compagnie King a été la première à y introduire la production de maïs grain.

En reconnaissance de cette initiative, le ministre de l’Agriculture du Québec lui décerna un prix en tant que « Père du maïs grain au Québec ». 

En 1991, les entreprises des États-Unis furent vendues à Stine Seed Co. d’Iowa. Un directeur des ventes pour l’ouest du Canada fut engagé pour stimuler les ventes de variétés hâtives de maïs.

En 1992, Paul King quitte la compagnie dont il a contribué à l’expansion. Plus tard, il fut reconnu en devenant membre honoraire de l’Association canadienne des producteurs de semences, de l’Association canadienne du commerce des semences et de l’International Seed Federation. Il a agi en tant que président de cette dernière de 1990 à 1992.

De plus, en 2009, King a été nommé au Temple canadien de la renommée agricole en reconnaissance de son engagement non seulement envers l’industrie canadienne des semences, mais aussi envers l’agriculture canadienne dans son sens le plus étendu. Localement, il a été introduit au Temple de la renommée agricole de Kent en 1996.

En 1994, la division canadienne des semences de King Agro a été vendue à Limagrain de France.

En 1998, les premières variétés de soya Roundup Ready furent mises en marché (PS 86 RR). L’année suivante ce fut au tour du premier maïs Bt (YieldGard) à être vendu (K157Bt et K407Bt).

En 1999, alors que le nom légal de King Agro inc. devenait Limagrain Genetics Inc., les produits ont continué d’être vendus sous la marque de Semences PRIDE.

En 2000, le Groupe Limagrain et KWS SAAT AG d’Allemagne fusionnèrent leurs activités dans le soya et le maïs en Amérique du Nord, en créant AgReliant Genetics.

À la suite de l’acquisition des droits de distribution des produits de maïs de marque Great Lakes pour le Canada en 2001, AgReliant annonçait en 2002 l’utilisation de la seule marque — PRIDE — pour le Canada. Cette décision éliminait la marque Great Lakes.

En 2004, PRIDE installait le premier palettiseur entièrement automatisé, le premier du genre au Canada. En 2004, PRIDE lance un nouveau logo. Il met l’accent sur le « P » qui identifie Semences PRIDE maintenant.

En 2005, AgReliant achetait les installations de Chatham.

Au cours de cette même année, le fondateur de PRIDE, Napoléon U. Roy (King), mourait à l’âge de 93 ans.

Parmi les multiples gages de reconnaissance qu’il a reçus dans sa vie, on compte le titre de membre honoraire à vie de l’Association canadienne des producteurs de semences (1972) et de l’Association canadienne du commerce des semences (1982), de même que la Médaille du jubilé de la Reine et le prix Agriculture and Food Centennial du ministère de l’Agriculture de l’Ontario. En 2007, il a été introduit au Temple de la renommée agricole de l’Ontario, après avoir reçu cet honneur au Temple de la renommée agricole de Kent (1989).

En 2006, PRIDE annonçait sa nouvelle stratégie pour les rations destinées au bétail, les solutions de ration totale ou SRT.

En 2009, Semences PRIDE a célébré ses 60 ans lors d’une fête spéciale où Paul King a pris la parole.

Aux personnes présentes, il a souligné que le mérite pour tout succès réalisé par la compagnie « reposait sur le travail acharné. L’entreprise PRIDE a été fondée par deux familles : la famille de Dick Metcalf au Wisconsin et celle de mon père, Nap King. L’amitié en a été la pierre d’assise. Un mélange de travail acharné et d’amitié que nous avons partagés avec nos fournisseurs ».***

En 2010, une importante mise à niveau des installations de traitement du soya a été entreprise. Le projet incluait des améliorations aux postes d’ensachage et de remplissage de boîtes, l’inclusion de systèmes d’aspiration de la poussière rouge et blanche, de même que l’ajout de silos pour l’entreposage des produits finis. L’engagement de la compagnie envers la sécurité des employés et envers sa division soya a motivé l’installation d’un traiteur ultra moderne, d’un nouvel entrepôt et d’une salle de préparation de traitements. 

En 2011, le premier G2 et le premier G8 RIB ont été mis en sac. À l’hiver 2014, ce fut au tour des premiers triples pro RIB à être ensachés.

En 2016, un grand entrepôt a été ajouté aux installations pour accommoder la croissance extraordinaire de Semences PRIDE au cours des dernières années.

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                                                                                                                                                       * Pulling Tassels, de Leonard Pegg

                                                                                                                                                                                ** Chatham-Kent, Heritage Resources

*** Today’s Farmer, 23 septembre 2009