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  • Bien qu’il soit peut-être tentant d’éviter de semer une culture de couverture, il existe plusieurs bonnes raisons de ne pas le faire.

    Aaron Bowman est agronome chez SEMENCES PRIDE. Il affirme que les cultures de couverture peuvent réduire l’érosion causée par le vent et la pluie, de même que diminuer la compaction du sol.

    De plus, Aaron Bowman dit que les cultures de couverture aident à supprimer les mauvaises herbes, ainsi qu’à réduire les ravageurs. Elles contribuent aussi à séquestrer le carbone ce qui améliore la santé du sol.

    Il précise : « Après la récolte de la culture commerciale, les cultures de couverture alimentent la biologie du sol. Elles aident à combler le vide entre la récolte et le semis et donnent au sol une source d’énergie continue ».

    Une fois que vous avez décidé de semer une culture de couverture, il y a plusieurs choses à prendre en considération.

    Le producteur sèmera-t-il une culture de couverture (monoculture) ou un mélange (polycultures) ?

    Aaron Bowman dit que l’important, c’est de faire ce qui convient le mieux aux besoins du producteur et à ceux du sol.

    On l’écoute : « Les différentes structures de racines des cultures de couverture ou leur façon de croître se prêtent à différents buts ».

    La règle de base consiste à choisir une culture de couverture de chacun des groupes : légumineuses, graminées de saison chaude, graminées de saison froide et famille des Brassica.

    « En sélectionnant une de chacune, vous partagez le risque et les avantages reliés à chaque groupe, » de dire Bowman. Il fournit quelques exemples :

    RADIS COUVRE-SOL
    • Diminue la compaction
    • Consommateur d’azote
    • Suppression des mauvaises herbes

    • Ne survit pas à l’hiver

    SEIGLE CÉRÉALIER

    • Structure racinaire fibreuse offre une maîtrise surprenante de l’érosion
    • Passe l’hiver
    • Consommateur de nutriments
    • Suppression des mauvaises herbes
    • Produit de grandes quantités de biomasse au printemps

    AVOINES
    • Grandes consommatrices d’azote
    • Ne survivent pas à l’hiver 

    • Se prêtent bien au pâturage/récolte pour le bétail

    POIS

    • Plusieurs variétés offertes, avec capacité variable de survivre à l’hiver

    • Fixent l’azote

    • Fonctionnent bien dans un mélange de graminées

    • Conviennent bien pour l’alimentation animale ou comme pâturage en fin de saison

    • Produisent de grandes quantités de biomasses si semés assez tôt.

    « C’est aussi très important de connaître le degré de sensibilité de la culture de couverture à la gelée et de savoir le nombre de jours sans gelée dans votre région », ajoute-t-il.

    Les cultures comme le sarrasin, le tournesol et la phacélia sont plus sensibles à la gelée que d’autres. Donc, Bowman suggère d’être prudent si l’on sème plus tard, après le maïs ensilage par exemple.

    Le ratio carbone/azote du mélange constitue aussi un facteur important.
    « Plus le ratio C:N augmente, plus la libération d’azote pour la culture commerciale à venir diminue. Si le ratio C:N atteint un trop haut niveau, le sol devra fournir de l’azote pour dégrader le carbone en trop dans le mélange, » précise-t-il.

    Bien que cela puisse présenter un défi à court terme, Bowman mentionne qu’à long terme, cela contribuera à accumuler le carbone dans le sol et à augmenter la matière organique, ce qui « devrait être le but à long terme de chaque producteur ».

    Quant à sa propre entreprise, Bowman dit qu’il préfère un ratio C:N de 20:1. Toutefois, il reconnaît que d’autres producteurs et des chercheurs favorisent un ratio de 10:1.

    « Tout dépend de ce que sera la prochaine culture et de mes buts », dit-il. Il existe de nombreuses façons de semer une culture de couverture. Voici deux méthodes que Bowman emploie sur sa ferme.

    La première utilise un semoir dont la boîte principale est remplie des plus grosses semences qui s’écoulent par ses ouvertures. On sème à une profondeur de 1,5 pouce. Les semences plus petites vont dans la boîte de semences à fourrage. Elles sont placées à la surface du sol pour être enfouies dans le sol par la roue plombeuse des ouvreurs.

    L’autre façon de faire est d’essayer de semer le mélange complet à une profondeur allant de 0,75 à 1,0 pouce. Cela placera les petites semences trop profondément. Toutefois, Bowman dit que selon la recherche et les témoignages de producteurs agricoles, les gros grains de semences ouvrent le sillon ce qui crée une ouverture pour les semences plus petites et plus faibles.

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